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TEST - TimeShift, le jeu où on regarde souvent sa montre

Type: FPS
Par jokletox le 31 décembre 2007

TimeShift partait d’un concept intéressant : un FPS où l’on peut maîtriser le temps. Mais comme toutes les idées originales, il faut aussi savoir les intégrer correctement. Et c’est bien le problème, car une fois qu’on a fait mumuse 3-4 fois avec les pouvoirs, il ne reste qu’un FPS très moyen.

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Père Castor, raconte nous une (très courte) histoire !

Aiden Krone, le méchant, a utilisé une combinaison top-technologie permettant de retourner dans le passé pour…retourner dans le passé. Il a pris le pouvoir et a instauré un régime totalitaire (d’ailleurs faudra m’expliquer comment il a fait juste en remontant le temps…), et vous, le gentil, vous allez aussi dans le passé pour l’arrêter. Voilà en gros ce que j’ai compris, et il est tout à fait possible que je sois à côté de la plaque, l’anglais et moi faisant deux.


Non ? Temps pis.

Vous disposez dans TimeShift de 3 pouvoirs vous donnant la possibilité d’agir sur le temps. Le stopper, le ralentir, et le faire revenir en arrière. Comme je suis une feignasse (On est le 31 aussi, ceci explique cela), je vous copie-colle la description des pouvoirs tel qu’ils sont dans le manuel :

Arrêt : permet, pendant quelques instants, de tout arrêter autour de vous, à l’exception de vous-même et de ce que vous manipulez. Si vous tuez un adversaire lorsque le temps est arrêté, sa mort ne devient apparente que lorsque le temps reprend son cours.
Concrètement, l’effet ne dure pas bien longtemps, les ennemies sont sacrément résistant, on a donc pas le temps de flinguer beaucoup de monde. C’est par contre très efficace pour esquiver une grenade ou un obus.

Ralenti : pendant quelques instants, tout autour de vous fonctionne au ralenti, sauf vous-même : vous continuez à vous déplacer et à agir normalement.
C’est à mon avis le plus utile car il dure pas mal de temps, et permet de faire un petit massacre ou de se déplacer d’un abris à un autre.

Inversion : permet de revenir en arrière dans le temps. Tant que l’inversion dure, vous ne pouvez utiliser aucune arme ou machine, ni prendre d’objet ou interagir avec qui que ce soit sans briser le continuum espace-temps et annuler l’effet.
Celui-là est pratique quand vous faites une connerie, il permet de revenir en arrière, comme quand on est surpris par un gus, une inversion et hop, on a plus qu’a l’attendre.

L’utilisation des pouvoirs est marrante au début, peut être même, soyons fou, jouissive. Ils offrent la possibilité d’approches de l’ennemie différentes des autres FPS, ce qui est un bon point. Vous pouvez également piquer l’arme d’un soldat lorsque le temps est stoppé, histoire de voir sa tronche quand il va se demander où est passée son arme. Mais après un petit moment, faire le guignol avec le temps devient lassant et plus du tout fun . A comparer avec un Max Payne et son Bullet Time, TimeShift est beaucoup plus ennuyeux une fois passé l’excitation du début. Enfin quand je dis “excitation”, c’est un bien grand mot… La gestion du temps de Timeshift ne parvient pas à me convaincre, c’est donc le moment de regarder le reste du jeu, et surtout son côté FPS.


Le côté obscur de la force.

Là non plus c’est pas génial. Les niveaux n’offrent aucune liberté, l’IA est stupide, la difficulté est une aberration, c’est bourrin à souhait… Maintenant que les bases sont posées, je vais pouvoir développer. Dire que TimeShift est archi linéaire est un euphémisme. Non content d’être un jeu en couloir où les seules portes qu’on peut ouvrir sont soit celles d’un placard soit celles pour avancer dans le niveau, c’est aussi un jeu fait en arène. A chaque grande pièce, 5-6 gars vous attendent. Même si nombreux FPS sont bâti sur le même principe, ça se ressent beaucoup trop dans ce titre.

L’IA n’est pas trop non plus au top, préférant recharger à découvert à 5 mètres de nous plutôt que de se planquer pour faire ça. Ces abrutis adorent également venir au corps à corps, histoire d’en finir vite grâce à votre fusil à pompe. Et je parle pas des lancés de grenades risibles. Si vous êtes entre deux feux, vous verrez les mecs s’envoyer des grenades dans les pieds. Remarquez, ça fait du travail en moins.

Finissons ce triste constat sur la facilité mais aussi sur le difficulté. Au rang des facilités, vous avez le droit à toute la panoplie du jeu de console (bien que de plus en plus présent sur PC). La radar qui indique les ennemies et les alliés, histoire de pas confondre, la barres de vie qui se régénère toute seul et le viseur énorme. En ce qui concerne qui concerne la difficulté, les ennemies sont toujours très nombreux, très résistants, et toujours prêt à venir sur nous. 7 blaireaux blindés jusqu’au nombril et qui viennent au contact alors qu’ils sont armés, moi je trouve ça chiant. Ça ne vaut pas les fusillades de Ranbow Six Vegas (par exemple), où l’IA sait que son arme à une portée de plus de cinq mètres et n’est pas kamikaze. Ce point à pour effet de rendre le jeu hyper bourrin. Les amateurs de UT et autres truc de boeufs aimeront sûrement, les moins gamins aimant Arma, America’s Army et les jeux où il y a un minimum de réflexion passeront très vite leur chemin.


20.000 lieux sous les pylogônes

Un des bons points de TimeShift, c’est sa réalisation technique. Je ne sais pas quel moteur a été utilisé, et à vrai dire je m’en tape en tant que joueur, mais c’est pas mal, sans non plus casser des briques. Le truc sympa, ce n’est pas forcement les graphismes en eux-mêmes, qui sont juste correctes, mais tous les effets. Faire exploser un truc au ralenti rend vraiment très bien, et dans l’ensemble le rendu des pouvoirs est très agréable sans nuire à la visibilité.

L’optimisation est également au poil, tout à fond sur un 4200+ X2, 3 Go de ram et 2x 8800 GTS, ça passe nickel, contrairement à d’autres jeux sortant ces temps-ci.

10/20 : Timeshift aurait pu être un bon jeu avec un peu plus d’innovations, une IA moins conne, pas d’affichage des ennemies au radar, moins de mecs regroupés au même endroit, un gameplay fun plus d’une heure… L’idée de la gestion du temps est sur papier une très bonne idée, mais au final ça ne permet pas de sauver le titre, malgré une réalisation honnête. En fait c’est un jeu où la démo suffit amplement pour en faire le tour.


Développeur: Saber Interactive
Editeur: Sierra
Type: FPS
Site officiel: www.timeshiftgame.com/fr/
Sortie : 02/11/2007
Classification: 18 ans et +
Configuration pour le Test: AMD 4200+ O/C, 3 Go de ram DDRII PC 6400 et 2 8800 GTS 320 Mo: Tout est parfaitement fluide tout à fond avec AA et tout le bataclan.


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3 commentaires pour “TEST - TimeShift, le jeu où on regarde souvent sa montre”


  1. Bonjour

    Mon nom est Pedro Alonso et moi avons créé un jeu vidéo. Je ne parle pas très bien français, je suis d’apprentissage. À mon avis, le jeu est frénétique. Vous pouvez la lire ici:

    http://www.dolmenent.com/smiliesinvasion/

    J’ai également fait des dessins animés. Ils sont sur cette page aussi.

    Que pensez-vous d’eux?

    Merci, salutations,

    Pedro

  2. Perso, j’adore ce jeu… il vaut le coup d’être essayé je pense.

  3. Moi aussi je l’adore ce jeu !!

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